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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 22:28
Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

C'est avec un climat chaud et sec en été et des hivers humides et frais (grâce au courant de Benguela) que Craig travaille sa vigne.

Cependant, afin de comprendre ses vins, Craig nous parle de terroir... chose qui semblait peu importante dans la majeure partie des domaines sud-africains, ici, ça l'est.

Le sol est granitique et il amène de la fraîcheur aux vins. C'est d'ailleurs ce que nous avons ressenti à la dégustation.

Le domaine ne se revendique pas être en Biodynamie, mais beaucoup d'indices montrent que le travail va dans ce sens. La nouvelle ferme est située dans un cadre sauvage assez rare, et comme dit Craig, nous avons une "bonne matière première". L'avantage qu'il a sur beaucoup d'autres, c'est sa vision à long terme. Il sait que cela prend du temps, dans un monde où tout "semble" aller très vite, on l'on ne prend pas le temps, Craig a décidé de le prendre afin de faire les choses très bien.

De plus, avec ce qu'il a acquis comme connaissances en conduite biodynamique de la vigne et les conseils avisés d'amis vignerons qui travaillent de cette manière, Craig peut être confiant en l'avenir.

Bref, un immense chantier qui risque de durer, mais de réelles idées concrètes et un réel projet de vie. Il me tarde de goûter les premiers millésimes de sa nouvelle ferme, afin de me faire un idée du début de l'aventure et de le suivre d'années en années afin qu'il confirme mon pressentiment... ce mec fait de grands vins!


D'ailleurs, en parlant de vin, il est temps d'aller déguster... Craig nous signale qu'il élabore à peu près 12 cuvées. Nous allons presque tout goûter, sur le millésime 2015.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Nous commençons avec Keep on Punching de BabyBandito, un pur Chenin élevé en cuve.

Le vin évoque les fruits blancs et jaunes mûrs mais sans excès.
La bouche est fraiche, possède une belle acidité et des arômes exotiques surprenants.
La longueur est belle et la salinité en fin de bouche fait qu'on a envie d'y revenir.


Belle entrée en matière.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Ensuite, nous passons à Lord of Dogtown, toujours 100% Chenin.

Cette cuvée n'est distribuée qu'en Afrique du Sud et au Japon.
L'étiquette est une photo prise par la femme de Craig du bétail présent sur le domaine. Ils trouvait que les ânes et les vaches faisaient penser à des "lords" (seigneurs).

Le nez est toujours aussi frais.
Les arômes d'agrumes sont présents, mais surtout la tarte au citron meringuée ressort.
On retrouve de nouveau une belle longueur et ce côté salin en fin de bouche.

Le nez m'a rappelé Les Rouliers de Richard Leroy...

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Encore un blanc, avec Cortez et encore un Chenin 100%.

Le vin laisse s'échapper des arômes d'agrumes, de zeste de citron plus exactement.
La bouche est fraiche, toujours sur le citron et le bonbon anglais (léger).
La finale est saline et le vin possède une belle longueur.

Une bouteille un poil plus complexe que les deux précédents.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Changement de cépage pour Mangaliza, composé de 100% d'Harslevelu (cépage qui rentre dans la composition des Tokaji Hongrois).

Le nez semble plus riche, plus exotique, sur la mangue et le fruit de la passion.
La bouche est fraiche, sur les agrumes (citron), le fruit de la passion et possède une belle longueur évoquant des notes de poire.

Une belle bouteille élaboré avec un cépage peut-être méconnu.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Toujours élaboré avec de l'Harslevelu, Mangaliza Part II.
Blanc de macération.

Le vin s'articule autour des fruits secs, de l'orange sanguine.
En bouche, on retrouve l'orange sanguine, le lime et un côté infusion de plantes (thé) en fin de bouche.

Très intéressant.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Avant-dernier blanc tranquille, Skin, le premier vin élaboré par Craig.
C'est un Chenin de macération.

Le nez est vraiment complexe, laissant s'échapper des notes exotiques de fruits de la passion et des notes d'agrumes (citron et lime).
En bouche, c'est très frais, sur le citron, mais très jeune. Cela semble être fait pour la garde, afin que tout se mette bien en place.

Une future grande bouteille, à boire pour elle-même.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Pour finir avec les blancs tranquilles, un Muscat 100% élaboré en sec, Sweet Cheeks.
Seulement 10,5% d'alcool.

Le nez est très exotique, sur le fruit de la passion, l'ananas et la mangue. Des pointes d'agrumes et de tilleul les accompagnent.
En bouche, c'est frais, digeste et cristallin. On retrouve l'exotisme et des notes d'agrumes.
La finale est saline.

Une superbe aromatique.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

On commence les rouges avec King of Grapes, 100% grenache.
Le nom lui aurait été soufflé par Rémi Pédréno du Roc d'Anglade, car pour lui le Grenache est le roi des cépages...

Le vin est plein de fruits, rouges surtout. On retrouve la fraise et la framboise.
Il y a quelque chose d'aérien et très digeste en bouche, agrémenté de notes crayeuses.

C'est frais et se boit tout seul.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Puis, c'est au tour de The Dark Side, une syrah superbe.

Le vin est frais, dynamique, sur la violette, les fruits noirs et le poivre.
En bouche, on retrouve la rose, un côté poudré très féminin, la violette et des notes de poivrons grillés.

C'est très bon et me fait penser aux St Jo de Dard et Ribo.




Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2

Nous finissons la dégustation avec un Pet' Nat' ultra frais, "I wish I was a Ninja".

100% Colombard.
Buvabilité énorme, plaisir instantané, bref une bouteille dangereuse...








Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 2



La dégustation terminée, nous continuons à discuter avec Craig, très disponible et heureux de faire découvrir ses vins.

Quel plaisir d'être au milieu du Swartland et partager avec lui ce moment et ses bouteilles.

Craig nous parle de chaque étiquette, souvent des photos d'amis (Keep on punching...), de sa femme (Lords of Dogtown...) ou lui (I wish I was a Ninja) qui lui tiennent à coeur et qu'il veut faire partager.

Sans aucun doute, nous garderons le contact et nous nous reverrons autour d'un verre du Jura qu'il affectionne.







20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 23:27
Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 1

L'Afrique du Sud est un très beau pays. Les 3'000 kilomètres parcourus durant ces 15 derniers jours passés là-bas nous l'ont bien montré.
Les paysages sont très variés et les sud-africains très accueillants.

On ne peut pas échaper à la route des vins de Stellenbosch, mais nous aurions pu passer à côté de celle des vins du Swartland...

Cependant, je souhaitais aller y faire un tour, afin de rencontrer un vigneron hors-normes, accueillant (je vous l'ai déjà dit plus haut, les SudAf' sont accueillants) et généreux.

Je veux parler de Craig Hawkins.

Selon Craig, le Swartland est une vaste région avec pas mal de micro-climats différents, ce qui augmente la diversité. Autrefois oubliée, voire effacée par des régions plus médiatiques, elle retrouve aujourd'hui un réel intérêt de la part des vignerons mais aussi des consommateurs.

Lundi 21 mars 2016, le rendez-vous était pris, nous allions à la rencontre de Craig, à environ 2 heures du Cap vers le Nord, dans un endroit "presque" perdu...

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 1

Craig s'intéresse au départ au vin, grâce à son frère, Neil.

Puis il sillonne les routes afin de faire son propre apprentissage. Il passe par différents domaines et notamment un qui m'est cher dans le Roussillon, le domaine Matassa. Tom Lubbe fut une sorte de mentor pour Craig, nous confie-t'il.

C'est en 2008 qu'il revient en Afrique du Sud pour y faire son premier vin, un chenin de macération.
Puis son beau-père, lui propose de travailler pour son domaine à Lammershoek. Durant 5 années, Craig va se perfectionner et créer de beaux vins.

D'ailleurs, un soir à Cape Town, nous avons pu gouter "Roulette" 2012, assemblage de Chenin, Chardonnay, Viognier et Clairette... un vin digeste et frais très agréable.

Après 5 ans au domaine, Craig décide de quitter le domaine avec sa femme et d'aller s'installer dans une ferme... sans eau ni électricité.

Depuis cela s'est arrangé et aujourd'hui, la maison est fonctionnelle.

Rencontre avec El Bandito, aka Craig Hawkins from Testalonga - Partie 1

Nous arrivons donc au domaine Testalonga "El Bandito" et sommes tout d'abord reçus par les vaches, les ânes et les chiens. Mais au loin, il y a Greg, quelques verres propres à la main.

Nous faisons connaissance et il nous emmène relativement rapidement sur ces terres. Car les vignes ne sont pas encore là... Mais tout est projet.

Pour le moment, il loue toujours des vignes à quelques 60 km de son chai et la logistique n'est donc pas simple.

Vendanges, puis transport, puis entreposage dans une salle frigorifique afin de faire baisser la température des grains avant de faire quoi que ce soit.

Pour Craig, c'est déjà une victoire, car aujourd'hui il n'est plus obligé de louer un chai pour vinifier.

Donc dans ses futures vignes, pour le moment, il y a du thé. Il nous explique les différentes modifications qu'il souhaite faire, ce qu'il a déjà mis en place... Nous avons estimé (avec lui), qu'en principe, il aura du travail pour une bonne partie de sa vie...

A Suivre...

17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:30
La suite d'une soirée à Epalinges...

Nous continuons la soirée avec 3 champagnes rosés bien différents, tant au niveau de la couleur qu'au niveau du nez et du palais.

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le premier champagne (premier en partant de la gauche sur la première photo) laisse s'échapper un nez relativement frais, mais assez discret. Je retrouve pas mal de fruits rouges, surtout la framboise.

La palais possède de légères notes oxydatives. La framboise est encore là, mêlée à la cerise.
La bulle est fine.
C'est bon et doté d'une très belle longueur.

Il s'agit de FEMME DE CHAMPAGNE, Rosé de Saignée, de Duval-Leroy 2007.

Ce vin une fois dévoilé, a beaucoup fait parler autour de la définition "Rosé de Saignée".
Pour ceux qui comme nous hésitaient encore, voici un bref rappel des méthodes d'obtention d'un champagne rosé:

1. Le champagne Rosé d'assemblage :
C'est de loin la méthode la plus répandue car elle permet d'avoir couleur et densité identiques d'un millésime à l'autre. Elle consiste à assembler un vin blanc clair (avant prise de mousse donc) avec 5 à 20% de vin rouge champenois, vinifié pour être non tannique.

2. Le champagne Rosé de macération ou Rosé de saignée :
Cette méthode consiste à laisser macérer de façon brève (quelques heures) les moûts avec la peau des raisins. Ce sont les pigments naturels contenus dans la peau des grains de raisins noirs qui colorent les jus. En même temps, les peaux enrichissent les jus de leurs composants aromatiques. Après macération, la cuve est "saignée" : le contenu est vidé afin de séparer le moût des peaux. Les champagnes rosés de saignée montrent généralement une robe d'un rosé plus intense mais cette couleur peut fortement varier selon les millésimes (sans que cela ne traduise une différence de qualité). Ces champagnes ont généralement une expression plus riche et présentent un caractère vineux qui les rend particulièrement aptes pour passer à table.

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le second champagne a une robe beaucoup plus soutenue... presque sirop de grenadine.

Le nez est très expressif, frais.
C'est relativement vineux mais peut-être un poil too much.

La bouche est fraiche, et laisse s'échapper des arômes de cerise (et de framboise de manière moins soutenue). La bulle est énergique.
C'est bon à boire maintenant mais certainement le champagne gagnera à vieillir.
La longueur est belle.

Il s'agit de DIZY TERRES ROUGES 2008, de JACQUESSON

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le dernier champagne présente une couleur pelure d'oignon.
Le vin semble assez âgé.

Le nez est tout de même relativement frais mais possède quelques notes oxydatives sur la noix fraiche. Avec le temps, le nez s'ouvrira plus et deviendra plus complexe.

En bouche, en attendant qu'il s'aère un peu, on retrouve les fruits rouges (cerise) et de légères notes sur la noix fraiche et l'amande. La bulle est fine.
La longueur est belle.


Ce vin a beaucoup gagné à s'aérer, alors que nous aurions pensé le contraire.
Une belle bouteille.

Il s'agit de GOSSET GRAND ROSE, non millésimé, mais selon la personne qui l'a apportée, cela faisait un moment que la bouteille était à la cave.

7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:48

Le dernier weekend de janvier fut très chargé...
Tout commence autour d'un diner près de Saumur chez un ami vigneron. Histoire de bien débuter ce weekend marathon autour du vin.
Le lendemain matin, direction Angers pour le salon des Greniers St Jean. Belle journée.
Puis soirée sur place à "A boire et à manger", belle cave à manger, conviviale, avec de bons produits et de belles bouteilles.
Dimanche matin, direction Saumur pour la Dive Bouteille. Immense salon, riche en découvertes et confirmations.
Retour lundi soir à Lausanne, un peu fatigué par la soirée du dimanche soir à la Tonnelle, en compagnie de quelques vignerons...

Après 3 nuits de récupération massives, je me dirige, jeudi soir dernier, chez Steffen pour une dégustation à l'aveugle.

Au programme "léger", plus d'une vingtaine de vins.

Selon notre hôte, la soirée s'annonce catastrophique... elle sera plutôt gastrostrophique, je vous laisse juger grâce aux photos des plats. Steffen est un cuisiner hors-pair, cuissons, sauces, mariage des arômes... tout est maitrisé. Il n'y a plus qu'à ajouter à cela les bouteilles qui vont avec.

Nous commençons la soirée autour de deux champagnes.
Pas de photo pour le plat qui accompagne ces deux bouteilles, une mousse de champignons de Paris et jus de haricots verts.

Une soirée à Epalinges



Le premier champagne présente un nez frais, légèrement brioché et salin. C'est assez peu aromatique.

La bouche possède une attaque vive et fraiche.
La finale laisse s'échapper une jolie salinité.

LAHERTE FRERES, GRAND CRU BRUT NATURE NM (dégorgement 12.2012)

Une soirée à Epalinges

La deuxième bouteille me semble plus complexe, sur la noix fraiche, les arômes de beurre (légers), un côté crayeux, minéral et quelques notes végétales amenant beaucoup de fraicheur.

En bouche, la bulle est plus fine que sur le premier champagne.
On retrouve ce côté frais, végétal, ainsi que de légères notes oxydatives nobles, sur la noix fraiche.
La longueur en bouche est belle.


JACQUESSON, DIZY CORNE BAUTRAY 2004 (dégorgement 02.2013)

La deuxième série, composée de 7 vins (3 puis 2, puis 2), sera accompagnée d'un plat créé par Jean-François Piège, Ris de Veau de lait au sautoir et en miettes, jus au Savagnin et purée de choux de Bruxelles... Superbe.

Une soirée à Epalinges

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Le premier vin de la série est malheureusement bouchonné... il s'agit d'un CHALASSES MARNES BLEUES 2011 du Domaine Ganevat.

Dans le deuxième verre, c'est plus mûr. Sur les fruits jaunes.
La bouche aussi est mûre, grasse, sur la pêche et l'abricot avec une finale évoquant la réglisse.
DIDIER JORIS, GENTIL BLANC 2011 (Païen)

Le troisième verre est encore plus mûr, de nouveau sur la pêche et l'abricot.
L'attaque en bouche est fraiche, sur les fruits jaunes mûrs, mais la fin de bouche laisse échapper une pointe d'alcool amenant un peu de chaleur.
SIMON MAYE, PAIEN 2011

Le vin suivant est encore assez mûr, relativement aromatique sur des fruits jaunes et une note de coing.
La bouche est citronnée, fraiche, longue et possédant un joli gras.
Le vin semble beaucoup plus jeune, je n'aurais jamais dit 2001.
ZUFFEREY, LE BLANC 2001

Une soirée à Epalinges

Nous poursuivons avec un vin qui m'a tout de suite séduit.
Le nez est complexe, alliant des notes de noix fraiche, d'agrumes, de poivre et d'amande amère.
La bouche est cristalline, on retrouve la noix fraiche encore.
C'est long en bouche et salivant.
Une très grande bouteille.
DOMAINE OVERNOY, SAVAGNIN OUILLE 2003

Ensuite, le vin servi est totalement différent...
C'est mûr, très aromatique, un poil exubérant.
Les fruits jaunes, mais aussi les fruits exotiques (ananas) ressortent du verre.
La bouche est riche, grasse avec une pointe d'amertume en fin de bouche amenant de la fraicheur.
ZUFFERREY, SAVAGNIN BLANC 1999

Une soirée à Epalinges


Pour finir cette série, un vin qui présente un nez sur le foin, ainsi que des notes végétales amenant beaucoup de fraicheur. C'est relativement complexe.
La bouche est fraiche, avec des notes d'agrumes (citron), de noisettes et d'amandes fraiches.
La finale est tout en fraicheur, présentant de jolis amers.
Une très belle bouteille.
DOMAINE GANEVAT, LES VIGNES DE MON PERE 2002

La série suivante est composée de deux vins et sera accompagnée d'un curry de Coquille Saint-Jacques et huile de kaffir.

Une soirée à Epalinges

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Une soirée à Epalinges

Le premier vin de cette série possède un nez expressif, complexe, dégageant des arômes d'agrumes, de beurre, de fruits jaunes mûrs, de pomme Tatin.
La bouche est belle, fraiche, mûre.
L'attaque est sur le citron, puis sur les fruits jaunes, et la cire d'abeille.
La longueur est superbe.
DOMAINE DES COMTES LAFON, MEURSAULT CLOS DE LA BARRE 2008

Une soirée à Epalinges

Le second vin semble être de la même veine que le premier, mais en légèrement plus mûr.
Le nez est expressif, sur les agrumes et les fruits jaunes (avec quelques notes épicées?).
La bouche est fraiche, beurrée, longue et possède une finale salivante.
Tout comme la bouteille précédente, c'est très bon.
DOMAINE DES COMTES LAFON, MEURSAULT CLOS DE LA BARRE 2009

Voilà pour les blancs de la soirée.


Fin de l'Acte I.
Prochains billets pour les rosés et les rouges... A suivre.

12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:30
Crozes-Hermitage 2011, Alain Graillot

C'est un samedi soir tranquille, de début d'année, plutôt d'après réveillon.
Je recherche une bouteille classique. Je ne cherche pas à être surpris. Juste du plaisir et de la Syrah, pour s'accorder avec un rack d'agneau.

J'ouvre donc cette bouteille de Crozes-Hermitage 2011 d'Alain Graillot.

Le nez est assez exubérant, sur la tapenade, l'olive noire, le poivre et la violette. Les fruits noirs (mûres et cassis) viendront ensuite.

En bouche, c'est relativement frais.
On retrouve la violette, le poivre et les fruits noirs.
La longueur est belle.

Un jolie bouteille, déjà prête à boire.
Pas mal de plaisir!

Les bouteilles restantes ne tiendront pas longtemps.

3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 15:06
Meursault-Genevrières 2009, Domaine Morey-Blanc

A l'aveugle, cette bouteille a surpris tout le monde par sa précision et sa qualité.

Dès l'ouverture le vin se présente bien, c'est floral, fruité (fruits jaunes), épicé, agrémenté de notes de noisettes et de beurre. Mais ce n'est pas trop expressif. On joue plus sur le registre de la finesse et la minéralité que l'opulence.

C'est d'ailleurs ce qu'on retrouve en bouche.
Le vin est net, très bien équilibré, doté d'une superbe acidité.
On retrouve les notes de noisettes et de beurre, mais aussi ce côté floral et fruité.
La longueur est superbe, fraiche.

Une très grande bouteille, qui a beaucoup fait parler autour de la table... en bien...

14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 22:56
Clos Rougeard, Les Poyeux 2004

Un grand moment sans écrire... Pris par pas mal de choses et pas mal de choses à goûter...

Reprenons avec un grand vin, Les Poyeux 2004 du Clos Rougeard.


Voilà un vin qui a beaucoup évolué durant la soirée...

Ouvert quelques heures avant le repas, le vin se montre légèrement réduit.
Puis au moment de passer à table, c'est mieux.
Mais cela semble tout de même très jeune.
La bouteille est servie à l'aveugle, le Cabernet Franc est trouvé, le domaine suivra. En revanche, pour ce qui est du millésime, c'est plus compliqué, personne ne lui donne son âge.

Au nez, ce sont d'abord les fruits rouges (cerises, fraise) qui ressortent. Puis le poivron, le menthol, un côté ciré, patiné. On termine sur une note poivrée (poivre blanc). C'est complexe et cela sent très bon malgré cette jeunesse.

En bouche, c'est frais, complexe, avec des arômes de fruits rouges, de nouveau le poivre blanc, des tannins fondus. C'est bien équilibré, mais cela semble encore bien jeune.
La longueur est belle, fraiche, aérienne.

Je pense tout de même laisser les autres bouteilles en cave encore un moment... Patience...


Une très belle bouteille. Beaucoup de plaisir en l'état, comme souvent avec ce domaine.
J'avais déjà commenté cette bouteille ICI

12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 22:26
Eolithe 2010, Chateau de Fosse-Sèche et Rouge 2012, Domaine Prieuré Roch
Eolithe 2010, Chateau de Fosse-Sèche et Rouge 2012, Domaine Prieuré Roch

Il arrive, "quasiment tout le temps", que l'application "When wine", ne serve pas à grand chose... Pour ceux qui ne connaissent pas, cette application permettrait de savoir quand il faut boire du vin ou pas. Elle se base sur le calendrier lunaire... Quelques fois (Souvent?) loufoque, pour ce 6 octobre, elle conseille de ne boire qu'entre minuit et midi.

Or, je me decide tout de même à ouvrir 2 bouteilles à 20h00... Je brave l'avis contraire de "When Wine"... Pas bien!

Et pourtant...



Nous commençons avec un vin produit à seulement 875 bouteilles, un Coteaux Bourguignons du Domaine Prieuré Roch, Rouge 2012.

Dès l'ouverture c'est très charmeur. Ca pinote énormément, sur la framboise et la cerise, mais on retrouve aussi la rose et une pointe d'épices. C'est enivrant et vraiment charmeur. Tout le monde semble conquis avant même d'avoir goûté. Le pinot est vite mis en évidence par tout le monde, le domaine suivra quelques instants plus tard. C'est au niveau de l'appellation que ça hésite... Chambolle...? Non, Coteaux Bourguignons...!

En bouche, c'est très frais, digeste, doté d'une belle acidité. On retrouve les fruits rouges et la rose. Seul ombre au tableau, la longueur, un poil courte... Les arômes généreux, ce fruité, ce côté féminin amené par la rose, on aimerait qu'il dure un peu plus longtemps en bouche... La buvabilité est tout de même énorme et à 11,5% d'alcool, la bouteille est déjà vide...



Mardi oblige, restons dans la fraicheur, je ramène à l'aveugle un vin qui ne pinote pas, mais qui se révèle très frais. Au nez, on retrouve les herbes fraichement coupées, un côté végétal très agréable, du fruit rouge et un soupçon de poivron. Certains sont déjà dans la Loire, du côté de Saumur, avec une petite idée. D'autres dans le Roussillon... Bizarre...

La bouche est d'une superbe fraicheur, mais ce qui frappe c'est cette belle minéralité qui rend le vin vibrant. C'est un vin rouge tendu... Ca se précise et Fosse-Sèche pointe son nez. Eolithe 2010, 100% Cabernet Franc des frères Pire, Guillaume et Adrien. Quelle réussite! C'est digeste, plein, fruité, gourmand, frais... Et long en bouche. Une très jolie bouteille qui réunit tout le monde et qui laisse échaper un "quand est-ce qu'on y retourne à Brossay (domicile du Chateau de Fosse-Sèche)?



On s'arrete là pour ce soir, ce n'est que mardi... Meme si le retour de vacances est difficile et la rencontre avec le sommellier du restaurant de l'hôtel fraichement débarqué de Dubai, Sebastien Vallée, encore dans les mémoires grâce à une jolie dégustation en sa compagnie, restons sages...

23:30, on ferme.

leflacon, Cédric Blatrie
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:39
Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Samedi soir dernier, nous sommes réunis pour goûter quelques bouteilles de Thierry Germain du Domaine des Roches Neuves.


La dégustation s'articule autour de :

- Insolite 2013
- Roches Neuves 2014
- Marginale 2005-2006-2008-2009-2010-2011-2012
- Franc de Pied 2011
-
Clos de l'Echelier 2012
- Les Mémoires 2012



Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Insolite 2013
Le nez est d'abord légèrement exotique, puis plus sur la poire, le citron et le caillou.
La bouche est fraiche, franche, citronnée et tendue. Je retrouve aussi le café.
La longueur est belle et la finale laisse s'échapper l'anis... (et la guimauve? J'ai noté ça...)


Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Roches Neuves 2014
A l'ouverture c'est relativement réduit.
2 heures de carafe et c'est déjà bien mieux.
Les fruits rouges, les épices et le poivron sont bien là.
La bouche est fraiche.
On retrouve les fruits rouges, la réglisse et le poivron.
C'est relativement typé Cabernet Franc.


Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Marginale 2005
Le nez est joli.
C'est fruité, ciré, patiné. Un léger vernis ressort aussi.
La bouche est fraiche, sur les fruits rouges.
Ce n'est pas très long, mais la finale est agréable.
On attendait peut-être plus sur ce 2005.

Marginale 2006
Le nez fait ressortir les fruits rouges (cerise, groseille) et un côté bois précieux.
La bouche est fraiche, fruité et sur le menthol.
La longueur est belle.
Une jolie bouteille.

Marginale 2008
A l'ouverture, c'est plus sauvage.
On retrouve tout de même au nez un côté ciré, patiné mais aussi pas mal de fraicheur et de fruits.
Pas de poivron.
La bouche est belle, sur les fruits rouges et une jolie fraicheur.
C'est relativement long, très bon et prêt à boire.
Belle bouteille.

Marginale 2009
Au nez on retrouve le poivron et les fruits rouges (framboise, groseille).
Ca sent très bon, est assez envoutant et un côté végétal amène pas mal de fraicheur.
En bouche on retrouve la cerise, la framboise mais aussi le cassis.
Le toucher de bouche est très beau, les tanins bien fondus.
La bouteille ne reflète pas un 2009 solaire.
La longueur est belle.
Très belle bouteille.

Marginale 2010
Le nez s'articule autour du poivron, des fruits rouges (cerise, framboise, groseille) et une jolie fraicheur végétale.
La bouche est tout aussi fraiche, dotée d'une belle aromatique autour des fruits rouges et du poivre.
Les tanins sont bien intégrés et souples, la finale est aérienne.
​C'est très bon.

Marginale 2011
Le contraste est saisissant par rapport à 2010.
Le vin se livre beaucoup moins.
Le nez est plus sur l'alcool, le café et les fruits noirs (mûre).
La bouche est tout de même fraiche, mentholée, épicée et fruitée (griotte).
Les tanins sont beaucoup plus présents que sur 2010.
Moins mon style en l'état.

Marginale 2012
J'avais un peu peur suite à 2011, mais là c'est complètement différent.
Le nez est superbe, sur les fruits rouges, les épices douces et le poivron.
On retrouve de nouveau ce côté frais végétal.
C'est le toucher de bouche qui est magnifique.
C'est soyeux, fondu, très bien équilibré.
Le côté croquant fruits rouges est bien présent et la longueur est superbe.
Beaucoup plus prête à boire que 2011.

Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Franc de Pied 2011
Le nez est patiné, ciré, doté de petits fruits rouges et de pivoine.
En bouche, la fraicheur est là, c'est Franc!
On retrouve la cerise, un côté grillé et une belle longueur.
Une très jolie bouteille.


Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres



Clos de l'Echelier 2012
Ca sent tout de suite très bon.
Le poivron, la rose mais aussi les fruits noirs sortent du verre.
En bouche, la fraicheur est là, la fraise aussi ainsi qu'un côté épicé.
La longueur est très belle, fraiche.
Le vin est bien équilibré et les tanins présents sont bien fondus.
Une superbe bouteille.

Domaine des Roches Neuves, Marginale, Mémoires et les autres

Les Mémoires 2012
Le nez est superbe.
C'est très frais, sur les fruits rouges et noirs et un côté poivron léger.
La bouche est gracieuse, veloutée... rassurante...
C'est un peu comme si on était dans un beau fauteuil en velours, au coin du feu... bien, voire très bien!
La longueur est immense, fraiche.
Même si quelques années en cave lui feront du bien, c'est déjà top.



Encore une fois, de belles bouteilles venues du Domaine des Roches Neuves.
Je trouve que les derniers millésimes sont superbes, avec toujours de la fraicheur, de la complexité et de la profondeur.
Avec cette progression constante, on pourrait se demander jusqu'où ira Thierry Germain.

Les dernières bouteilles de la dégustation ont étonné quasiment tout le monde. Non seulement la fraicheur et le fruité sont là, mais aussi la complexité, la suavité et la buvabilité.

Je repense à quelques cabernet franc que j'ai eu l'occasion de goûter lors de mes années parisiennes, dans des petits bistros vendant le verre de Brouilly ou de Cabernet Franc pour accompagner un plat. On est si loin de cela... L'image de vins simples, sans réellement d'intérêt est effacé par ces domaines qui se remettent en question, qui cherchent continuellement à améliorer la qualité de leurs vins, tout en gardant en tête que la terre où vivent ces vignes doivent être protégées par le locataire vigneron qui les travaille.

Point de chimie, de maquillage, afin de brouiller les pistes, ces vignerons se dévoilent sans artifice, afin de proposer si ce n'est le meilleur, le jus le plus franc.

Et puis cette profondeur, cette richesse que nous retrouvons dans le verre, font de ces bouteilles de véritables vins de méditation. On se retrouve à vibrer, imaginant le vigneron façonnant jour après jour son futur jus.

Les vins de Thierry Germain sont, assurément vibrants!

29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 18:33
Julien en Billat 2013, Domaine Ganevat

Il pleut, il pleut à Lausanne.
Dimanche 23 août 2015, c'est la fin des vacances.
Le bassin d'Arcachon semble bien loin, ainsi que le rayon vert (enfin vu!) du coucher de soleil de Biarritz.
Terminé. Terminons les vacances sur une note positive. Me vient alors l'idée de sortir une bouteille de Fanfan Ganevat. Une petite rareté du monde viticole pour prolonger un peu, le sentiment de congés.

La bouteille est en cave depuis peu, mais je tente le coup.
Julien en Billat 2013. Pinot Noir.

A l'ouverture, c'est assez réduit.
Je carafe 2h et demi.
Ce n'est plus tout à fait pareil.
Le nez s'articule autour des fruits rouges (cerise), de la rose, des épices et d'un côté graphite (ou ferreux?).
C'est relativement complexe et très joli.

La bouche est fraiche, sur les fruits rouges et les épices douces. C'est digeste, doté d'une grosse acidité.
Le vin est peut-être un peu trahi par sa jeunesse.
Cependant, c'est très charmeur et à 11°, il n'y aura pas eu de reste pour le lendemain.
Presque dommage car le dernier verre laissait s'échapper encore plus de rondeur, de volume et de fruits. La finale semblait s'être assagie.

Du pur plaisir.

Des bouteilles qu'on aimerait avoir plus en cave, même si ce côté exceptionnel ajoute un peu de fête à cette fin de vacances pluvieuse.

Merci monsieur Ganevat!

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