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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:57

 

Oxalys-2351.JPG

 

Mardi 12 février 2012. Réveil 8h00.
C'est l'anniversaire de Bertrand, NE PAS OUBLIER le sms annuel, et celui de mon beau-père... C'est aussi mon dernier jour de vacances et les 3 Vallées n'offrent pas leur meilleur jour... quoique...


Nous sommes sur Les Ménuires et l'envie nous prend d'aller faire un tour du côté de Val Thorens, bravant les éléments, pour manger chez Jean Sulpice à l'Oxalys (2 macarons Michelin). La table est réservée, et la piste du Pluviomètre nous conduit jusqu'au charmand chalet qui nous tiendra au chaud durant le déjeuner.

Nous arrivons quelque peu en avance, mais qu'importe, la table est prête. 
L'accueil est chaleureux, et donne l'envie de déchausser les skis, d'enlever les chaussures, enfiler les chaussons et nous laisser guider vers une grande salle cosy, où nous nous sentons tout de suite à l'aise.
L'ambiance est douce, agréable et la carte des vins est engageante.

 

Faustine


En guise d'apéritif, mon choix se porte sur un vin Corse, du Domaine Abbatucci, la Cuvée Faustine 2011 (100% Vermentino). Je trouve ce domaine vraiment magnifique et cette première cuvée me plait énormément. Autour de la table, je vois que cela plait aussi aux amis.
Au nez, c'est déja très ouvert, sur les fleurs et les fruits blancs, doté d'une belle fraicheur, de l'écorce d'orange et un côté épicé. 
En bouche, c'est très bon, frais, minéral mais agrémenté d'un joli gras et d'une très belle texture. Ca commence très bien.
Les mises en bouche qui l'accompagnent sont aussi parfaites: 
- petit "sandwich" au beaufort
- tartelette de carotes et riz soufflé

Puis,

Oxalys 2347

de gauche à droite, une tarte de choux-fleur, un risotto au céleri et un mousse oeufs/cépes (je n'ai pas les termes exacts, merci à l'Oxalys de m'en excuser... vous pouvez toujours corriger en commentaires).

Les menus sont choisis, et les vins aussi.
Pour accompagner les entrées, un Feu 2011 de Dominique Belluard (La Savoie est représentée) et pour les plats, un St Joseph 2009 de Jean-Louis Chave.

 

 

BELLUARD-Le-Feu-2011-front-label-80x100mm

 

  "Le Feu" de Dominique Belluard accompagnera un boudin de volaille, écrevisses du léman, purée d'artichauts et émulsion de reine des près.

Ce vin est élaboré à partir d'un cépage autochtone savoyard, le Gringet (à maturation tardive).

Le nez évoque les fruits blancs, la pêche, la pomme, mais aussi les agrumes. C'est très frais grâce à un côté mentholé sous-jacent.

En bouche, c'est vif, frais, doté d'une belle minéralité et d'une belle longueur. Un très beau vin, que Dominique Belluard ne produit que les belles années.

 

Le plat est très bon. Les éléments se marrient entre eux, chacun apportant quelque chose à l'assiette. C'est fin, et les duos Volaille/Ecrevisses et Artichaut/Reine des prés s'accordent bien avec cette bouteille.

2009-domaine-jean-louis-chave-saint-joseph-rouge

Ensuite, le St Joseph du Domaine Jean-Louis Chave est servi avec un Pigeon en croûte de foie gras, jus à la réglisse. Le jus est superbe, la réglisse s'exprime tout en finesse, sans trop en faire. La cuisson rosée du pigeon est parfaite et la croute de foie gras apporte un supplément d'âme au plat. Une nouvelle fois c'est très bon!!

 

Oxalys 2353

 

Le vin, une fois servi, laisse s'exprimer les arômes de la Syrah, si chère à cette vallée du Rhône Septentrionale.

Au nez, les fruits rouges et noirs, les épices, le poivre... c'est fougueux mais tend à s'assagir dans le verre.

En bouche, quel équilibre!!
Les arômes se mélangent, fruits rouges/noirs, épices, cuir... C'est encore bien jeune, mais c'est déjà superbe. La finale est toute en fraicheur et relativement longue. 

La Syrah s'accorde bien avec le pigeon, nous profitons...

 

 

Pour finir, la Poire glacée, biscuit et crémeux de chicorée.

 

Oxalys 2354

 

C'est frais, léger, parfait pour terminer le repas... ou plutôt pour passer aux mignardises... 

 

 

Oxalys 2355

 

De gauche à droite:

- Une mousse maracuja, ananas (frais et vif, l'acidité est bien présente)
- Une bouchée chocolat cassis (le St Joseph se marrie bien avec)
- Une verrine pomme verte, céleri (mélange incongru mais qui fonctionne parfaitement).

 

Café, addition, puis quelques mots échangés avec Jean Sulpice. Des remerciements tout d'abord pour son excellente cuisine, puis nous revenons sur sa carrière (fulgurante), et sa vision de l'art culinaire. Tout comme sa cuisine, Jean Sulpice est une personne délicieuse.

 

Il fait froid dehors, la neige tombe et nous ne sommes pas trop motivés pour repartir. Un tour à la cave pour aller découvrir quelques trésors (photo ci-dessous) nous redonnent un peu d'énergie.

 

Oxalys 2358

 

 

Un grand merci à l'Oxalys, à Jean Sulpice et sa brigade pour leurs superbes assiettes, au personnel attentionné et aux sommelières charmantes et leur cave très justement seléctionnée.

Bref, Bravo pour ce restaurant au sommet! Et à bientôt sans aucun doute!

 

 

29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 21:11

Poursuivons cette soirée avec un Figeac 2003.
Ce millésime me fait généralement peur... le soleil a été un peu trop généreux durant l'été.

figeac.jpg

Cependant, ce Figeac va bluffer tout le monde.

J'ouvre cette bouteille 3 heures avant de passer à table.
Au nez c'est déjà très intéressant. Les fruits rouges se mettent en scène, avec de jolies notes épicées.

Quelques heures plus tard, il est temps de mettre de côté le superbe Trotanoy et de mettre dans les verres le Figeac 2003.
Je me demande si ce vin pourra rivaliser avec le Pomerol servi juste avant.

Au nez, c'est très charmeur, le vin dévoile des fruits rouges, des épices, et un léger côté boisé, mais bien intégré.
Le toucher de bouche est très beau, et les fruits rouges refont leur apparition. L'ensemble est doté d'une belle fraicheur, faisant que ce vin est très digeste. La longueur n'est pas exceptionnelle mais apporte beaucoup de plaisir.

Je vois que tout le monde autour de la table apprécie.

Je trouve cette bouteille vraiment belle, ce 2003 nous a tous charmé!
Un bien joli St Emilion.

A suivre... 

bdx 

 

21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:15

Mon père étant un inconditionnel des vins de Bordeaux (contrairement à moi), les vins rouges du repas de Noël ont été exclusivement de cette région. Le but était de confronter 3 vins de la Rive-droite, à savoir un Pomerol et deux St Emilion Grand Cru.

bdx.jpg

Commençons par Trotanoy 1999.
Son nom vient du vieux français "trop anoi" ou "trop ennui", en référence à la difficulté du travail des sols de cru.

Le vin est composé de Merlot à 90% et 10% de Cabernet Franc.

trotanoy.jpg

Le vin est ouvert 3 heures avant le repas.
A l'ouverture, il se montre relativement discret, mais quelques heures après, c'est tout autre chose.
Le nez est comme une invitation à une balade en forêt. Les fruits noirs, les sous-bois et un côté truffé sortent du verre.
Le tout est sublimé par un élevage bien intégré.

En bouche, c'est vraiment soyeux et élégant.
Les tanins sont bien intégrés, c'est frais et très élégant.
La longueur en bouche est belle, et les épices ressenties lui donne un air rock'n'roll malgré son côté relativement classique... C'est très bon.
Je suis réellement séduit!

A suivre...

6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:31

24 décembre... Il est environ 17h00 lorsque je me décide à ouvrir les bouteilles que nous boirons ce soir. 

Au programme:

Les Blancs:
- Grain d'Or 2010, Marie-Thérès Chappaz (déjà commenté ICI)
- Chablis Grand Cru Blanchot 1998, Domaine Raveneau
- Coume Gineste 2004, Domaine Gauby
- Grain Noble 2009, Marie-Thérèse Chappaz (dessert) 
Les Rouges:

- Château Trotanoy 1999
- Château Figeac 2003
- Château Angelus 2007

Commençons par le vin de François Raveneau.

Raveneau.jpg

La robe est jaune clair, limpide et brillante.

Au nez, c'est vraiment beau, complexe. 
Je lui trouve des arômes d'agrumes, de fleurs (chèvrefeuille), de coquille d'huître.
S'ajoutent à cela, le beurre salé, la menthe fraîche et l'anis.
C'est superbe...

En bouche, je vais me répéter mais c'est superbe!
Je retrouve cet effet paradoxal qu'ont les grands vins comme par exemple, la finesse et la puissance ou la rondeur et l'équilibre. 
C'est un régal. J'aime ce côté gras et concentré contrebalancé par une énorme tension et très grande finesse. 
La finale est  interminable et me fait saliver... mon verre est déjà vide.

Après le vin de Marie-Thérèse Chappaz, déjà magnifique, ce Blanchot 1998 met tout le monde d'accord, c'est immense. Le vin est parfait. Il est prêt à être bu. 
Je suis étonné par la complexité de cette bouteille et la finesse incroyable qui se dégage de chaque gorgée.
Je suis sous le charme de ce Chablis qui accompagne parfaitement cette entrée à base de St Jacques.

30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 09:50

Hier j'ai commencé à mettre au propre mes comptes-rendus de dégustation des vins de Noël. Il y a beaucoup de choses à raconter et donc pour m'aider un peu, j'ai placé l'ordinateur près du feu et j'ai ouvert un Folio 2011 du Domaine Coume Del Mas.

 

photo-copie-1.JPG

A l'ouverture c'est assez fermé, et je décide donc de laisser la bouteille tranquille quelques temps (2 heures).
C'est ensuite beaucoup plus intéressant. Le nez dévoile des arômes de fleurs blanches, de fruits jaunes, et des notes de garrigue.

La bouche est sur le fruit jaune tirant sur la poire. Le vin possède un beau gras et une belle longueur qui révèle une jolie amertume en fin de bouche.

Bref, un vin très agréable (du Roussillon, ça c'est sûr!!) ce soir au coin du feu.

16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 21:53

Après un superbe champagne et un très beau blanc, il fallait un rouge. Au départ mon choix s'est porté sur un Pignan 2003... Malheureusement, la bouteille était bouchonnée... Aïe.

Tant pis, je pioche à la cave un autre vin d'Emmanuel Reynaud, un chateau Fonsalette 2001.

 

 

fonsalette

 

 

La bouteille est ouverte 3 heures avant de passer à table.

Le nez est envoûtant dès l'ouverture. Des notes de fruits rouges (la fraise est très présente), d'épices se révèlent au fur et à mesure dans le verre.
Après quelques heures, le vin se fait encore plus envoutant, plus complexe, comme s'il était plus profond. C'est beau et je ne me lasse pas de le respirer, tel un parfum.

 

En bouche, c'est tout de suite très bon. Le toucher de bouche est superbe, c'est velouté et vraiment bien équilibré!
Les fruits rouges sont de nouveau là, appelant le verre à se remplir de nouveau. La gourmandise et la précision!

Une superbe bouteille pour ce Côtes du Rhône agé de plus de 10 ans...

 

6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 21:19

J'ai déjà parlé des vins de Jean-Marc Roulot ICI et ICI, et une nouvelle fois, un de ces Meursault nous a charmé. Bien sûr le vin est bien jeune, mais ce fut un beau moment!

Après Version Originale de Selosse, pour cette après-midi du club, nous ouvrons un Meursault Luchets 2010 du Domaine Roulot.

roulot

Le vin est d'un jaune très pâle, discret... En revanche, au nez, c'est beaucoup moins discret.

Je lui trouve des arômes de fleurs blanches, d'agrumes (citron), de grillé et de touches de café.
C'est très charmeur!!

Le toucher de bouche est soyeux, laissant apparaître un très beau gras, mais avec une tension importante... on retrouve les agrumes et surtout le citron. 
Et c'est long, très long...

Un superbe flacon, certainement encore meilleur d'ici quelques années. Mais déjà maintenant, tout le monde autour de la table a pris du plaisir... un grand plaisir!

28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 22:15

Dimanche 25 novembre, il était temps de réunir le club pour une petite dégustation de vins de Noël.
Pour l'apéritif, mon choix s'est porté sur un champagne élaboré par Anselme Selosse, la cuvée Version Originale.
Cette cuvée n'est produite qu'à 3600 bouteilles par année, à partir de trois grands crus : Avize, Cramant et Oger et composé uniquement de Chardonnay.

 

selosse.jpg


Le dégorgement de notre bouteille: 29/07/2012


La bouteille a été ouverte 2 heures avant de la servir.
 
 

selosse2.jpg

La robe est d'un beau jaune doré éclatant à la bulle très fine.
Au nez, c'est très joli... sur le tilleul, le jasmin, un côté "parfum féminin". Puis un côté fruité pomme/poire entre à son tour. Enfin, un côté crayeux, minéral incroyable!!
C'est vraiment plus que joli, c'est très grand. Et les non-amateurs de champagne sont aussi d'accord.

En bouche, c'est très vineux. Ce n'est pas un simple champagne, c'est un grand vin.
Le jus est doté d'une droiture exemplaire, c'est à la fois subtil, doux mais aussi très vif, plein de saveur avec un côté floral.
Bref, c'est complexe et excellent. La finale est incroyablement longue et révèle de légères épices.

Encore une fois, je suis complètement séduit par ce domaine.

19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 20:03

Le weekend dernier nous étions à Toulouse. C'était l'occasion de venir souhaiter à mon filleul Oscar un joyeux anniversaire... Il fallait donc ramener une bouteille spéciale.
Je passe à la Cave spirituelle afin de trouver LE flacon.
Je choisis un Gourt de Mautens 2006, de Julien Bressy.

gourt.jpg

La bouteille est ouverte et carafée 2 heures avant le repas.
La robe est très sombre.

Le nez s'articule autour du pruneau, du tabac et d'un côté kirsché, cerises à l'alcool. Je ne suis pas très emballé... autour de la table c'est un peu pareil, l'aurais-je ouvert trop tard?

En bouche en revanche, cela n'a rien à voir. Le toucher de bouche est impressionnant. Au nez, le vin semblait lourd, mais en bouche pas du tout. C'est assez frais, avec un côté aérien. La finale est sur les fruits noirs avec tout de même une pointe d'alcool. 

Une bouteille certainement ouverte trop tard pour la boire maintenant, mais beaucoup trop tôt pour vraiment en profiter... Il lui faudra certainement encore quelques années en cave afin qu'il s'assagisse.

 


 
 

22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 22:25

Fin de semaine à Lausanne, il est temps de partager un verre de vin avec Marie qui part demain pour les Canaries... certains ont de la chance...

Ce sera une bouteille de la vallée du Rhône septentrionale, un Crozes-Hermitage 2008 d'Alain Graillot.


crozesb

crozesv

Le vin est d'un rouge pourpre prononcé, brillant.

Au nez, c'est tout de suite très agréable. Des notes de cerise, d'épices (poivre), de fruits noirs (mûre) et un peu de bois s'expriment dans le verre.
Ce vin appelle à la dégustation...

En bouche, je lui trouve une jolie fraicheur. C'est encore jeune mais le plaisir est là.
C'est encore les épices et la cerise qui ressortent.
L'acidité est peut-être un peu marquée, mais c'est vraiment bon... 

J'ai pris quelques notes avec mon premier verre, qui est déjà vide... le second sera encore meilleur.
Les bouteilles restantes attendront quelques temps en cave.


 

 

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