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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 22:22

Jeudi soir, après une journée bien chargée, je me dirige vers le Millésime où Christian nous attend pour une dégustation assez exceptionnelle... les Châteauneuf-du-Pâpe de Monsieur Henri Bonneau.

 

General-copie-1.JPG

 

 

La soirée se décline en trois axes, tout d’abord 2 Châteauneuf du domaine (2003-2004), puis 3 Cuvées Marie Beurrier (1995-2003-2004) et enfin la fameuse Réserve des Célestins (1995-1998-2000-2001-2004-2006). Bref une très grande soirée en perspective quand on connait la difficulté pour se procurer ce genre de vins.

 

Tout le monde autour de la table semble assez excité en voyant les bouteilles installées près de nous.

  

Et c’est là que tout commence... (J’essaie dans les lignes ci-dessous de retranscrire les notes prises durant la soirée... chose peu aisée vu le peu d’application dans mon écriture, certainement due à l’émotion)

 

 

Chateauneuf-du-Pape 2003 :

 

2003 B 2003 V

 

Le nez est très agréable, sur des arômes de tabac, de cuir mais aussi de fraises écrasées.

En bouche, c’est plein d’épices (même de la cannelle), de pruneau et de fruits confits.

Je ne trouve pas trop d’alcool dans le verre, et pourtant 2003 est un millésime chaud...

Ca commence déjà bien !!!

 

  

Chateauneuf-du-Pape 2004 :

 

2004 B 2004 V

 

Incroyable, la mise en bouteille date de l’année dernière.

La robe est légèrement moins brillante que celle de 2003 mais le nez est plus frais. Des arômes de cuir, de fruits noirs, de sous-bois et de champignon se dégagent du verre.

En bouche, à l’aveugle, je serais certainement parti sur la Bourgogne... j’entends dire « Ca pinote »... et c’est vrai... C’est très élégant, soyeux, tout en fraîcheur.

Ca me plait !

  

 

Marie Beurrier 1995 :

 

MB1995  MB1995 V

 

La robe est évoluée, le disque tire vers l’orange sévèrement.

Le nez est plus animal que les deux précédents, avec tout de même une belle complexité de café, tabac et d’épices.

En bouche, l’attaque est vraiment fraîche... 1995... et c’est encore très frais !! Il y a encore une belle acidité.

Je suis impressionné par la précision du vin.

  

 

Marie Beurrier 2003 :

 

MB2003 BMB2003 V

 

La robe est légèrement tuilée.

Un côté plus rond que 1995 ressort (dû au millésime ?), plus kirsché.

Le nez est plein d’épices et frais.

En bouche, il y a un beau volume et une belle matière. C’est encore très soyeux et frais en fin de bouche, avec des arômes de sous-bois et d’épices. Le seul petit reproche vient des tanins qui sont un peu asséchants... Il faut certainement lui laisser du temps...

 

 

Marie Beurrier 2004 :

 

MB2004 B


La robe est plus sombre que 2003 et plus limpide.

Le nez s’articule autour des épices, des fruits noirs mais aussi de la cire.

En bouche, on retrouve la pâte soyeuse, tendue et une belle longueur. La finale est sur le tabac.

 


Réserve des Célestins 1995 :

 

C1995 BC1995 V


Pour ma part, c’est la première fois de ma vie que je vais goûter un Celestins... après tout ce que j’ai entendu, je prends mon temps pour savourer ce moment...

La robe est brun-chocolat (??).

Le nez révèle des notes rôties, des arômes de sous-bois et de champignon.

Je m’aventure après quelques minutes à le mettre en bouche. Beaucoup d’épices au début, mais c’est toujours très frais... le vin semble plus évolué que Marie Beurrier 1995, peut-être un défaut de bouteille. Tout de même, on sent que la trame est magnifique...

Je profite de mes premières gorgées de ce vin... même si je sens que ce n’est pas le meilleur de la soirée...

  

 

Réserve des Célestins 1998 :

 

C1998 bouteille C1998 V


Je suis maintenant sur un petit nuage, profitant de chaque moment avec ces vins incroyables.

La robe du 98 est aussi quelque peu évoluée mais brillante.

Le nez est épicé, puis sur le pain toasté, les champignons, les fruits noirs mûrs, le cuir... C’est doté d’une belle complexité !

Le toucher de bouche est superbe, avec des notes de raisin sec. Tout le monde parle autour de ce vin... même mes voisins Suisses allemands échangent avec moi quelques mots en français... ne parlant pas allemand, je me fais comprendre grâce à quelques onomatopées caractéristiques de l’amateur conquis...

Ce qui me frappe sur ce vin, c’est sa jeunesse... et pourtant, c’est bien un 98.

 

 

Réserve des Célestins 2000 :

 

C2000 BC2000 V


La robe est moins évoluée que 1998, mais tout même le disque est orangé.

Le nez nous rappelle encore les épices, le sous-bois et le cuir.
En bouche, c'est très soyeux, les tanins sont bien intégrés.

La finale est axée sur le chocolat, le tabac et le cuir...

Je trouve ça très bon mais je remarque que j'ai toujours du mal avec ce millésime... je pense qu'il y a trop d'attentes sur 2000, mais ce millésime n'est pas si impressionnant. 

 

 

Réserve des Célestins 2001 :

 

C2001 V


A vrai dire, c'est de ce millésime que j'attends beaucoup. La semaine dernière, lors de la dégustation de Marcoux Vieilles Vignes (article ICI), le 2001 fut le vin de la soirée.

La robe est brillante, avec un disque légèrement tuilé.
Le nez est frais, sur le tabac, les fruits noirs et le cuir... c'est très agréable mais un peu réservé encore.

En bouche, c'est parfait! C'est très frais, très long, sans trop en faire.

Le vin possède une très belle tension. C'est sensuel...
J'ai vraiment l'impression de goûter un grand bourgogne.
C'est énorme, encore une fois le vin de la soirée pour le moment...

 

 

Réserve des Célestins 2004 :

 

C2004 BC2004 V


C'est assez compliqué pour ce beau 2004 de passer après ce superbe 2001...
Le nez est plus fermé et un peu plus sur l'alcool.
La bouche est sur le pain d'épices, les cerises à l'alcool. 
Le vin possède une très belle acidité, une fraîcheur incroyable et un très beau volume.

Je le laisse de côté, j'y reviendrai plus tard... et je ne serai pas déçu...

 

 

Réserve des Célestins 2006 :

 

C2006 B


Généralement c'est un millésime que j'affectionne et ce Châteauneuf ne déroge pas.
C'est effectivement très jeune, avec un nez sur le fruit (framboises, fraises), le cuir et la tabac. 
En bouche, je suis frappé par un arôme de gingembre qui amène une belle fraîcheur. 

Il faudra être patient mais ce vin promet énormément... C'est excellent.


 

 

La dégustation se termine avec des crachoirs presque vides... tout était très bon... et avec quelques agapes bienvenues. Christian ouvre pour terminer un St Jean du Barroux "Microclimat" très agréable.

 

C'est encore une très belle soirée passée au Millésime.
Quelle chance d'avoir pu goûter autant de vins de ce très très grand vigneron...Merci à Henri Bonneau, empereur de l'élevage, pour ses Châteauneuf-du-Pâpe magnifiques, et merci au Millésime (Christian ce soir, Michel avait encore une fois déserté la salle) pour nous avoir permis de les découvrir.

 

Je rentre en train (j'ai peu craché donc la voiture reste à Vevey), rempli de tous ces arômes... 

 

 

Mes vins de la soirée :

- Célestins 2001, 2006

- Marie Beurrier 1995

- Chateauneuf 2004

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commentaires

Thierry Borloz 11/10/2011



Magnifique, ou plutôt exceptionnelle dégustation ! Gros coup de coeur pour Célestins 2001 (comme pour les Vieilles Vignes de Marcoux, mon année préférée) et mention toute particulière au Marie
Beurrier 95. C'est quand on boit ces vins qu'on regrette de ne pas avoir le salaire d'un CEO d'une grande multinationale, ce qui nous permettrait d'en prendre 2-3 caisses de chaque sans mettre en
danger le budget... ;o) Prochaine étape : "Autours de Rayas"... L'attente va être longue !



Karon 30/12/2013

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