Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:30
La suite d'une soirée à Epalinges...

Nous continuons la soirée avec 3 champagnes rosés bien différents, tant au niveau de la couleur qu'au niveau du nez et du palais.

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le premier champagne (premier en partant de la gauche sur la première photo) laisse s'échapper un nez relativement frais, mais assez discret. Je retrouve pas mal de fruits rouges, surtout la framboise.

La palais possède de légères notes oxydatives. La framboise est encore là, mêlée à la cerise.
La bulle est fine.
C'est bon et doté d'une très belle longueur.

Il s'agit de FEMME DE CHAMPAGNE, Rosé de Saignée, de Duval-Leroy 2007.

Ce vin une fois dévoilé, a beaucoup fait parler autour de la définition "Rosé de Saignée".
Pour ceux qui comme nous hésitaient encore, voici un bref rappel des méthodes d'obtention d'un champagne rosé:

1. Le champagne Rosé d'assemblage :
C'est de loin la méthode la plus répandue car elle permet d'avoir couleur et densité identiques d'un millésime à l'autre. Elle consiste à assembler un vin blanc clair (avant prise de mousse donc) avec 5 à 20% de vin rouge champenois, vinifié pour être non tannique.

2. Le champagne Rosé de macération ou Rosé de saignée :
Cette méthode consiste à laisser macérer de façon brève (quelques heures) les moûts avec la peau des raisins. Ce sont les pigments naturels contenus dans la peau des grains de raisins noirs qui colorent les jus. En même temps, les peaux enrichissent les jus de leurs composants aromatiques. Après macération, la cuve est "saignée" : le contenu est vidé afin de séparer le moût des peaux. Les champagnes rosés de saignée montrent généralement une robe d'un rosé plus intense mais cette couleur peut fortement varier selon les millésimes (sans que cela ne traduise une différence de qualité). Ces champagnes ont généralement une expression plus riche et présentent un caractère vineux qui les rend particulièrement aptes pour passer à table.

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le second champagne a une robe beaucoup plus soutenue... presque sirop de grenadine.

Le nez est très expressif, frais.
C'est relativement vineux mais peut-être un poil too much.

La bouche est fraiche, et laisse s'échapper des arômes de cerise (et de framboise de manière moins soutenue). La bulle est énergique.
C'est bon à boire maintenant mais certainement le champagne gagnera à vieillir.
La longueur est belle.

Il s'agit de DIZY TERRES ROUGES 2008, de JACQUESSON

La suite d'une soirée à Epalinges...

Le dernier champagne présente une couleur pelure d'oignon.
Le vin semble assez âgé.

Le nez est tout de même relativement frais mais possède quelques notes oxydatives sur la noix fraiche. Avec le temps, le nez s'ouvrira plus et deviendra plus complexe.

En bouche, en attendant qu'il s'aère un peu, on retrouve les fruits rouges (cerise) et de légères notes sur la noix fraiche et l'amande. La bulle est fine.
La longueur est belle.


Ce vin a beaucoup gagné à s'aérer, alors que nous aurions pensé le contraire.
Une belle bouteille.

Il s'agit de GOSSET GRAND ROSE, non millésimé, mais selon la personne qui l'a apportée, cela faisait un moment que la bouteille était à la cave.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le Flacon
  • Le Flacon
  • : Blog sur la vigne et le vin. Mes découvertes, mes déceptions, les wine-tasting à la maison...
  • Contact

Recherche